KOH LANTA dans le Morvan

 13 candidats arrivèrent le samedi 28 juin 2003 dans le « trou du cul du monde »  familièrement appelé « Le Bois du Loup » à Saint-Agnan dans le Morvan.

   

Présentation des candidats

 2 équipes s’opposent :

L’équipe accompagnante de choc : « les Disjonctées »

Evelyne Thomas (Patricia) - notre présentatrice de choix

Brigitte (Pauline) - notre aide-cuisinière en sous-chef

Johnny (Sandrine)  - qui heureusement n’a pas chanté

Fatima (Stéphanie) - qui porte le tchador par conviction météorologique

Sissi (Essi)  - notre princesse togolaise

Ronflette (Solenne) - mais pourquoi déjà ?

L’équipe accompagnée : « les Débauchées »

Laura Ingalls (Sonia) - qui dévale la colline à cheval

Mimi Cra-Cra (Claire) - la boue elle aime ça !

La vache qui rit (Vanessa) - Jean qui rit, Jean qui pleure

Miss Fran (Cindy) - notre nounou, partenaire de toutes les virées

 

Et leurs « minis-débauchés »

 

Dracula (Mehdi) - mets-y pas les doigts !

La petite poupée (Liza) - rose bonbon et robe à fleurs

Fifi brin d’acier (Alicia) - les petites couettes en l’air

 

Les Disjonctées

 

 

 

Evelyne - 48 ans - mariée - 2 enfants et une petite fille  - AMP

Passion : chaussures

Profil psychologique : compulsions à l’achat dans chaque magasin

Rôle spécifique lors de cette aventure : vadrouilleuse

Défaut physique : vaine recherche de chevelure épineuse

   

Sissi  -39 ans  - 3 enfants - Cuisinière

Passion : perdre du poids en mangeant

Profil psychologique : économe

Rôle spécifique lors de cette aventure : gaveuse d’oies

Défaut physique : air-bags frontaux

   

Fatima - 30 ans - 1 enfant - Psychologue

Passion : naturisme

Profil psychologique : trouble obsessionnel compulsif (recherche de réseau téléphonique dans la forêt « Fatima téléphone maison »)

Rôle spécifique dans cette aventure : tentative de canalisation des disjonctées

Défaut physique : orteils cyanosés

 

Ronflette - 20 ans  - Stagiaire éducatrice

Passion : activités intellectuelles (comme regarder « opération séduction »), réalité et fiction

Profil psychologique : Madame Tout-juste

Rôle spécifique lors de cette aventure : couvre les bruits extérieurs par ses rugissements nocturnes

Défaut physique : narines comme des Raybann

 

Brigitte - 23 ans - future mariée - Éducatrice

Passion : sports extrêmes

Profil psychologique : surcharge énergique jusqu’à épuisement du stock glycémique

Rôle spécifique lors de cette aventure : touche à tout, prête à tout mais bonne à rien

Défaut physique : aussi large que haute (1 mètre cube)

   

Johnny  -36 ans – mariée - 3 enfants - Animatrice

Passion : Serge Lama

Profil psychologique : incapacité à contrôler ses zygomatiques

Rôle spécifique lors de cette aventure : coach à la déconne

Défaut physique : fessiers déchiré

 

Les Débauchées

 

Laura Ingalls  -16 ans  - 1 enfant

Passion : se caresser les cheveux face à la gente masculine

Profil psychologique : star des chiottes

Rôle spécifique lors de cette aventure : homme des cavernes chez Bernard Loiseau

Défaut physique : réembroussaillage des sourcils

     

Mimi Cra-Cra  -17 ans - 1 enfant

Passion : marcher dans la boue

Profil psychologique : obsession du dépôt de plainte

Rôle spécifique lors de cette aventure : mascotte des randonneurs

Défaut physique : croûte localisée sur le lobe occipital

   

Vache qui rit - 17 ans - 1 enfant

Passion : nager comme une sirène

Profil psychologique : aime se faire désirer

Rôle spécifique lors de cette aventure : recherche désespérément une poste ouverte jusque 22h30

Défaut physique : tongs avec robe de soirée et veste de survêtement

   

 

Miss Fran  - 14 ans – enceinte

Passion : faire la roue

Profil psychologique : enjouée, zen

Rôle spécifique lors de cette aventure : attentive aux besoins de chacun

Défaut physique : airbag ventral

   

Les Minis Débauchés

 

Fifi brin d’acier – 8 mois et demi

Passion : séductrice

Profil psychologique : rechargement express des batteries

Rôle spécifique lors de cette aventure : ouverte aux nouvelles expériences de transport humain

Défaut physique : décollement constant de la racine des cheveux

   

 

Dracula 11 mois

Passion : la nourriture

Profil psychologique : forte attirance pour les blondes d’un mètre cube

Rôle spécifique lors de cette aventure : goûter à tout, partout

Défaut physique : dents de vampire

   

 

La petite poupée – 6 mois

Passion : la pince de sa tutute

Profil psychologique : curieuse

Rôle spécifique lors de cette aventure : diffuseur d’odeurs nauséabondes

Défaut physique : aucun

   

La grande aventure

   Samedi 28 juin

 

10 h : chargement des véhicules et de la remorque (c’est monsieur Monseu qui dirige les opérations !)

11 h : le grand départ

Il faut savoir conduire en convoi. Monsieur Monseu prend la tête à bord de son « Ulysse » et emmène Alicia, Mehdi, Claire, Sonia et Stéphanie. Il réussit à semer Sandrine (qui est aux commandes du « Trafic » et qui transporte tous les autres) à Saint-André.

Nous avons parcouru deux kilomètres. C’est l’aventure qui commence… Sandrine ne perd pas espoir et avec l’aide des disjonctées retrouve Ulysse sur l’autoroute.

A bord du Trafic, l’autoradio ne fonctionne pas, nous n’avons pas la « clim »… alors on chante et on transpire. Devant nous, les crâneuses demandent à Monsieur Monseu de monter la climatisation d’un degré car elles ont froid (il fait 28 degrés dehors).

 

12 h : premier arrêt à Reims dans une cafétéria. Nous décidons (en fait nous ne pouvons prendre aucune autre décision) de prendre un dernier repas hyper calorique. Koh Lanta, c’est aussi se résoudre à ne manger que des insectes et des racines. Sonia notera ses impressions (mauvaises) sur le repas qu’elle vient de prendre (avec ses doigts).

 

14 h : le convoi se remet en route. La digestion est difficile. C’est Patricia qui prend les commandes du Trafic. A bord d’Ulysse, Sonia s’étale pour faire la sieste. Stéphanie assure avec brio son rôle de co-pilote (NDLR : son sens de l’orientation est légendaire et Monsieur Monseu connaît la route par cœur).

 

16 h : arrêt goûter. Pauline qui s’est découvert une passion pour les ânes s’évertue en vain à attirer l’attention de l’un d’entre eux. Un âne, c’est moins bête qu’on ne croit.

 

18 h 20 : après la traversée du désert (des champs de blé à perte de vue), nous arrivons dans le « trou du cul du monde ». Les vraies épreuves commencent.

Nous posons le pied sur le sol aride du campement et là - horreur ! – nous prenons conscience brutalement que nous sommes coupés du monde civilisé : nos téléphones portables sont inutilisables, il n’y a pas de réseau ! Sonia veut remonter dans la voiture et rentrer dans le Nord ce soir avec Monsieur Monseu. Après quelques minutes de panique, les esprits s’apaisent. Nous savions que le parcours serait semé d’embûches.

 

Par contre, la production nous a fait signer le contrat de départ en nous promettant oralement quelques aménagements de confort et nous sommes dans l’obligation ce jour de dénoncer cet abus de confiance caractérisé :

 

-         on nous avait promis : une terrasse privée en rez-de-chaussée donnant directement sur nos appartements et nous sommes logés au premier étage,

-         on nous avait promis : le prêt de barbecues pour griller le produit de notre chasse et le barbecue et les feux sont interdits par arrêt préfectoral,

-         on nous avait promis : une garderie pour les enfants à partir de trois mois et la garderie n’accepte les enfants qu’à partir de deux ans,

-         on nous avait promis : des lits de bébés, des baignoires, des chaises hautes, des plans à langer, etc., pour les enfants et rien n’a été préparé.

 

La première véritable épreuve est donc psychologique et intellectuelle : user de notre charme et de notre pouvoir de persuasion pour obtenir quelques agencements privilégiés. Ce sera chose faite le soir même pour le matériel de puériculture et le lendemain pour les logements en rez-de-chaussée. En attendant, il faut monter les bagages et les poussettes au premier étage et nos charmantes jeunes concurrentes (du groupe des « Débauchées » évidemment !) n’ont eu aucun mal à trouver un gentleman (genre « bachelor » pour les oreilles uniquement) pour les y aider.

 

20 h 00 : le campement est installé. Nous disposons de cinq bivouacs et nous nous répartissons comme suit :

-         Sonia, Mehdi, Claire et Alicia

-         Pauline et Solenne

-         Patricia et Stéphanie

-         Cindy, Vanessa et Liza

-         Essi et Sandrine

 

Il est un peu tard pour chasser et pêcher alors la production nous autorise à titre exceptionnel de partager un vrai repas à l’abri en compagnie d’autres naufragés du camp.

 

Totaux du jour :

Equipe des « Disjonctées » (aidée de Monsieur Monseu) : 50 points

Equipe des « Débauchées » : 40 points

     

Dimanche 29 juin :

 

Tout le monde est sur le pied de guerre à l’aube (7 h 30) et deux d’entre nous sont dépêchés pour aller à l’accueil chercher le pain commandé la veille. La Gentille Organisatrice de la veille n’est pas là et sa collègue nous annonce froidement que notre commande n’a pas été prise en compte. Panique. De retour au camp porteurs de cette mauvaise nouvelle, Essi nous apprend que la caisse de vivres contenant le petit déjeuner (café, chocolat, Nutella, confiture, etc.) a disparu. Sommes-nous maudits ? In extremis, une solution est trouvée : la production nous autorise à titre exceptionnel de partager un vrai petit déjeuner à l’abri en compagnie…etc…(redite).

 

9 h 30 : cette fois il faut vraiment penser sérieusement au ravitaillement. Quelques volontaires sont désignés pour dénicher de la nourriture. Nous avons repéré la veille une ville qui semble encore habitée à quelques sept kilomètres de Saint-Agnan : Saulieu.

 

Patricia raconte :

« Départ pour la ville de Saulieu vers 9 h 30 pour effectuer quelques emplettes pour les repas du dimanche. Ont embarqué pour cette destination : Sonia, Vanessa, Claire, Solenne et Essi (cette dernière pour voir si nous ne dépensions pas de trop).

Heureusement, que nous avons assuré sinon nous serions peut-être à ce jour sous tutelle.

Après trente minutes de Trafic, après avoir traversé la brousse (bon point déjà les portables passent), nous sommes arrivées à Saulieu – non pas au marché de Wazemmes – la ville n’est même pas grande comme la rue Gambetta à Lille mais enfin agréable et jolie commune du Morvan. Nous avons trouvé un petit supermarché pour faire nos premières courses et découvert les commerces de la rue principale. Nous sommes rentrées dans un beau magasin. Le soleil étant encore avec nous, je me suis acheté un chapeau de paille (comme une bouseuse de campagne – non mon chapeau est très joli, je vais le mettre au « mariache de Brigitte » !). Les jeunes ont acheté des cartes, etc. Nous avons pris le pain dans une boulangerie (délicieux d’ailleurs) et nous sommes reparties au village vacances. »

 

11 h 00 : Sandrine et Stéphanie partent en éclaireur avec Alicia et Mehdi afin d’en savoir un peu plus sur les épreuves à venir. Le directeur des programmes (Pierre) présente toute l’équipe du tournage et certains d’entre eux attirent plus particulièrement notre attention. Un certain Vincent est responsable des activités pour adolescents. Il est jeune, charmant et il faut absolument nous en faire un allié. De retour au bivouac, nous informons les « Débauchées » qu’elles se chargeront de charmer le coach. D’abord réticentes (elles se méfient de nos goûts de « vieilles »), elles s’en donneront à cœur joie après l’avoir rencontré.

 

L’après-midi, nous décidons de profiter de la chaleur et d’un soleil radieux pour nous délasser dans la piscine. Les enfants s’éclatent dans le petit bassin et les grandes s’amusent à se faire couler. L’esprit de compétition étant le plus fort, Sonia, Claire, Pauline et Sandrine improvisent un combat à mains nues dans l’eau mais juchées sur les épaules de leur partenaire : à ce petit jeu, Sonia est la plus forte. Plus gracieux, elles nous font ensuite un ballet aquatique sous le regard conquis des bouts de choux.

 

                     

   

Maintenant que nous disposons d’appartements au rez-de-chaussée, nous pouvons prendre notre premier repas en commun sur la terrasse au soleil avec un vue magnifique sur le lac. Sonia et Claire décident néanmoins de quitter la verdure pour retrouver un lieu civilisé : le bar (où il y a la télévision).

 

                                      

 

Totaux du jour :

Equipe des « Disjonctées» : 10 points

Equipe des « Débauchées » : 30 points

     

Lundi 30 juin :

 Nous partons de bon matin au « Maximarché » de Saulieu faire le plein de victuailles pour la semaine (à peine trois caddies remplis). Nous sommes parties à six moins par nécessité que par intérêt : là-bas, on peut consulter notre messagerie et prendre des nouvelles de notre petite famille par téléphone. Un vrai bonheur quand on vit coupés du monde.

 L’après-midi : sortie au lac des Settons

 Prennent part à l’épreuve : Vanessa, Liza, Cindy, Essi et Patricia

 Patricia raconte :

« Parties après le repas de Saint-Agnan, nous sommes arrivées au lac après avoir traversé forêts et villages magnifiques de la région. Peu de monde, un bus en excursion était stationné près du Trafic En arrivant, nous avons été émerveillées par la beauté du lac. Nous visitons le magasin de souvenirs puis direction l’embarcadère du bateau mouche faisant le tour du lac avec un guide. Le prix étant raisonnable, nous avons embarqué.

 

          

 

Cette croisière fut agréable, les commentaires intéressants. Liza a pris le goûter au « débarquement » aux bons soins de Essi et Cindy, pendant que Vanessa et moi nous hasardâmes autour du lac en pédalo. Deux pédaleuses de choc : Vanessa, pilote invétérée et moi qui crut mourir noyée dans le Morvan. Après trente minutes d’efforts physiques, nous sommes rentrées à l’embarcadère (saines et sauves). Nous avons alors eu droit à un pot au « troquet » du coin pour nous remettre de l’exploit accompli. Nous avons ensuite visité la maison des produits régionaux : « Mille merveilles du Pays ». Je peux vous dire que j’ai acheté de la confiture de Corbigny excellente de chez excellente (NDLR : elle s’est bien gardée de partager avec son équipe : Koh Lanta c’est aussi chacun pour soi quand la faim vous tenaille !). J’espère bien retourner à Saint-Agnan pour faire, entre autres, mon stock de confiture (chut). »

Retour au village vers 18 h – après-midi très appréciée. »

Pendant ce temps, Pauline la sportive a emmené Sonia et Claire faire une ballade en vélo autour du lac. Elles n’en feront pas le tour complet mais pourront quand même admirer l’une des plages et surtout apprécier les routes non goudronnées qui les y ont menées : des V.T.T. eurent été plus pratiques mais la production a poussé le vice jusqu’à leur fournir des V.T.C. (résultat : deux pneus à plat et trois paires de fesses bleues).

 

                                      

 

Moins téméraires, Sandrine et Stéphanie se sont doucement enfoncées dans la forêt en se protégeant derrière les 4x4 poussettes de Mehdi et Alicia. Les enfants n’ont peur de rien, eux ! Les seuls animaux sauvages rencontrés furent quelques paisibles vaches dans un pré clôturé.

 

Après cette dure journée, enfin un moment de détente : les deux équipes se rejoignent dans la piscine (Sandrine, Pauline et Stéphanie pour l’une et Claire, Sonia pour l’autre). Sonia n’aura de cesse que de tenter de noyer ses co-équipières comme ses adversaires. Elle espère peut-être sortir seule victorieuse de cette aventure… mais elle n’y parviendra pas.

 

Après le repas, Patricia emmène Claire et Sonia visionner le film « Les Randonneurs » proposé par la direction comme un avant goût de ce qui nous attend le lendemain. Un peu plus tard, Vanessa et Sonia, infatigables, se livrent à un ballet aquatique. Vanessa est impayable dans son rôle de grenouille qui se noie et dans le remake de « l’homme de l’Atlantide ». On a les images (cf film ci-joint).

 

La soirée touche à sa fin. Un dernier verre au bar (sans alcool) n’est pas de refus et de toute façon, les « Débauchées » nous contraignent à le leur payer en signe de notre soumission face à un adversaire plus fort que nous. Nous acceptons de bonne grâce mais le jeu n’est pas terminé…

 Totaux du jour :

Equipe des « Disjonctées » : 20 points

Equipe des « Débauchées » : 30 points

 

Mardi 1er juillet :

 

                 

 

Les deux équipes sont réunies pour une randonnée matinale. Le camp est gardé par les enfants et par Patricia, Cindy et Vanessa.

Emmenées par Vincent, nous trottons vaillamment en compagnie de quelques autres naufragés venus de divers horizons, tous très sympathiques et inconscients du danger qui nous menace. Nous avons lutté une matinée entière contre les orties, les branches d’arbres trop basses et les troncs d’arbres énormes étendus au milieu du seul petit chemin à peu près praticable. Ensemble, nous avons surmonté tous les obstacles et Essi a même trouvé en chemin de quoi nous ravitailler (quelques mûres et fraises sauvages). Au bout d’une heure de marche, une bonne surprise nous attend : il y a un réseau téléphonique au milieu de la forêt. Dommage pour celles qui ont oublié leur mobile au camp. A mi-chemin, pause cigarette pour tout le monde. On a de la chance, Vincent est fumeur. Admirer la nature à travers la fumée d’une bonne « clope », ça c’est géant ! A midi, de retour au bivouac, les corps sont fatigués mais les têtes sont bien reposées.

 

L’après-midi, pas le temps de faire la sieste pour Sandrine, Vanessa, Sonia et Claire. Epreuve d’équitation : les chevaux sont presque sauvages et difficiles à monter. Heureusement, Arnaud (le moniteur) est là pour guider la troupe à travers la forêt. Une heure de torture (pour les pov’bêtes) mais des visages radieux au retour (cf le film).

 

Plus tard dans la journée, le stress commence à s’emparer des « Débauchées ». Sans réseau, il faut acheter des cartes téléphoniques pour téléphoner de la cabine (comme dans le temps !). De plus les cigarettes commencent à manquer. Il faut absolument trouver une Poste, c’est une question de vie ou de mort ! Patricia, Essi et Solenne accompagnent les « Débauchées » (sauf Claire qui résiste à la tentation ou s’est mieux organisée financièrement) à Saulieu puis elles en profitent pour visiter Quarré les Tombes. Malheureusement la Poste est fermée ! Autre défi : trouver une pharmacie. Après trois jours loin de chez elles, les « Disjonctées » dans leur ensemble ont des petits problèmes… il faut trouver des comprimés de Contalax (cf notice en annexe). C’est chose faite et tout le monde est soulagé (et les « Débauchées » sont hilares !).

 

Le soir venu, première soirée dansante. Les « Disjonctées » sont rapidement à plat et vont se coucher non sans dicter aux « Débauchées » leur première mission de confiance : être de retour à 23 h pétantes au bivouac. C’est un succès complet : nous sommes sûres à présent que nous pouvons leur faire confiance et leur confier nos vies s’il le faut (faut rien exagérer non plus !).

 

Totaux du jour :

Les « Disjonctées » : 30 points

Les « Débauchées » : 20 points     

 

Mercredi 2 juillet :

 

Solenne et Patricia sont parties pour la journée à Château Chinon avec Cindy, Mehdi et Sonia.

 

Patricia raconte :

« En route pour Château Chinon vers 10 h. Honnêtement, je m’attendais à arriver dans une grande ville avec une route agréable et jolie pour arriver au pays de François Mitterrand. Tout d’abord, il fallait absolument trouver la Poste à la demande de Sonia Nous nous sommes arrêtés et avons fait le tour de la ville. Je pensais toujours trouver des rues commerçantes, des endroits où manger pour un prix raisonnable mais le tour était toujours le même. Les pauvres, je les ai fait tourner pour revenir au point de départ because Château Chinon c’est minuscule ! Mais il y a une Poste et les portables passent. Après un repas correct mais non gastronomique (à moins que le steak et l’andouillette soient des spécialités du Morvan), promis nous sommes allés chez Bernard Loiseau (on voudrait bien mais on ne peut point !). Nous sommes retournés au véhicule avec l’intention d’aller au musée de l’ancien Président de la République mais 1 h 30 de visite cela n’emballait pas les « Débauchées ». Nous sommes donc parties au Lac des Settons, avons goutté dans une crêperie du lac « des crêpes du Morvan » avec du Chablis (non avec des marrons et du sucre). Mehdi a goûté et de là nous sommes retournés à l’embarcadère des pédalos : premier voyage, Sonia et moi, deuxième voyage, Solenne et Sonia. La pluie est dégringolée. Elles sont revenues trempées : il ne faisait pas très chaud cet après-midi là. Mais bon, on est à Koh Lanta. Après avoir repris la route pour regagner nos « foyers », Sonia et Mehdi se sont endormis. L’effort physique avait abattu Sonia. Pourquoi pas aller repérer l’abbaye Sainte-Marie de la Pierre qui Vire ? Quel périple interminable mais néanmoins beau parcours. Nous n’avons pas croisé âme qui vive mais quelle belle abbaye. Retour à Saint-Agnan vers 19 h. Quelle joie de revoir des maisons et des vivants ! »

 

Pendant ce temps, Stéphanie et Claire se lancent dans un défi aux allures de duel : participer à la grande randonnée à la journée avec Pierre le directeur du camp et quelques autres courageux.

 

Stéphanie raconte :

« Nous avons sympathisé la veille avec nos compagnons de randonnée matinale et avons convenu qu’ils nous emmèneraient en voiture au lieu de rendez-vous (à « La maison du Parc ») situé à quelques kilomètres de là. L’autre véhicule - qui nous précède – est heureusement équipé du GPS et nous arrivons sans encombre au lieu dit. Le ciel est menaçant et nous craignons de passer la journée sous la pluie sans ravitaillement. Un dernier coup de fil et adieu la civilisation. Le parcours n’a rien à voir avec la veille. Le chemin est escarpé, on monte et on descend sans arrêt à un rythme soutenu.

Très vite, certains se laissent distancer par le groupe. Pas Claire. Courageusement, elle prend la tête en compagnie de Pierre et ne la quittera pas. Il a plu cette nuit là et ses baskets blanches comme le bas de ses pantalons « pattes d’éph » n’y résistent pas. Elle a de la boue jusqu’aux genoux. Cela fait beaucoup rire nos compagnons de route qui se relaient pour la charrier.

Pierre tente de nous initier aux joies de la nature et nous apprend que les serpents tombent des arbres pour effrayer les promeneurs. Il dit que les serpents ont une nette préférence pour les blondes aux longs cheveux avec des lunettes (Claire a très peur des serpents). Il explique aussi que c’est pour se préserver des serpents qui jonchent le sol qu’ont été inventées les « pattes d’éph » : impossible alors pour eux de se glisser sous le pantalon (bien vu Claire !).

Nous escaladons de grosses pierres pour traverser un ruisseau et l’une de nos partenaires de jeu glisse et se retrouve un pied dans l’eau froide (pied, chaussette, chaussure mouillés pour la journée, sympa). Il y avait un pont à quelques mètres de là mais ça aurait été moins drôle pense Pierre. A midi trente, nous arrivons enfin au point culminant de cette journée : une jolie cascade où nous attend le pique-nique fourni par la production.

 

                                    

Nous pouvons nous asseoir, manger un peu (c’était frugal) et délasser nos pieds dans une eau glacée. Nous escaladons la cascade par l’arrière pour une vue plus panoramique, c’est très beau mais un peu haut ! Nous avions pris nos maillots de bain mais la baignade ne sera pas pour aujourd’hui. Il ne pleut pas mais c’est tout juste. L’après-midi, nous reprenons la route et rencontrons en chemin un cerf pas vraiment sauvage qui espère de nous un peu de nourriture. Claire tente courageusement de le caresser. Retour à 16 h 30, épuisées mais fières de l’effort réalisé.

                                

 

Le soir, Cindy, Claire, Sandrine et Solenne participent au jeu : « Trivial Poursuite » organisé par Vincent. Stéphanie et Vanessa se retrouvent autour d’un dernier verre au bar. Sonia et Essi se font une soirée télévision.

 

Totaux du jour :

Les « Disjonctées » : 20 points

Les « Débauchées » : 40 points

 

Jeudi 3 juillet :

 

On nous avait dit : le jeudi, c’est jour de marché à Saulieu. Essi, Sandrine, Pauline, Sonia et Vanessa s’en réjouissent. Arrivées là-bas, la déception est à la hauteur de l’espoir mis dans cette sortie : trois malheureux étales se disputent le pavé. Il pleut à verse et il n’y a personne ou presque. Dur !

Pendant ce temps, les autres (restées au camp pour garder les enfants) admirent l’habileté de Solenne à changer une couche : y a du boulot ! Patricia est malade et passe la journée au lit avec au moins la satisfaction de ne pas avoir loupé grand chose (on lui a raconté le marché).  

 

L’après-midi : Opération Quad 

 Sandrine raconte :

« Le Morvan c’est aussi une journée ensoleillée pour sept journées de pluie torrentielle. Inutile donc de préciser que c’est par une journée de pluie torrentielle que le rendez-vous est pris pour une initiation à la pratique du quad.

Claire, Sonia, Sandrine et Pauline manifestant une méconnaissance des risques encourus se rendent à la base de Saint Brisson.

C’est là que nous sommes accueillies par un jeune quadeur à l’allure sportive et décontractée. Sans appréhension aucune, nous entrons dans un local abritant outils, bidons d’huile et d’essence (plus communément appelé garage) afin de nous équiper d’une tenue élégante et raffinée. Cette dernière comprend une combinaison élastomère synthétique thermoplastique de couleur jaune ou noire. Afin de protéger nos jolies coiffures fraîchement « broshinguées » du port du casque obligatoire (et non moins seyant), nous revêtons une délicate et soyeuse charlotte blanche.

 

                          

 

Ainsi parées pour affronter le froid glacial et la pluie diluvienne, nous nous dirigeons vers des engins rouges, motorisés, équipés de quatre roues, jusqu’alors inconnus. Les rudiments techniques nous sont enseignés. (« surtout ne mettez pas les pieds au sol même si vous vous sentez déséquilibrées ; si vous calez, ça arrive, ne paniquez pas »). Nous enfourchons nos montures et nous voilà parties ! Une route à traverser pour atteindre un des chemins sinueux… s’ils n’avaient été que sinueux…

La « promenade » semble en être une jusqu’au moment où les chemins sinueux sont aussi escarpés. S’ils n’avaient été que sinueux et escarpés…

Très vite, la promenade évoluera vers ce que l’on pourrait appeler une excursion boueuse. Les volontaires sont devenues par la force des choses (et surtout des éléments tels que l’eau, l’eau et l’eau) des AVENTURIERES !

                                   

 

Nous devrons progresser dans des rigoles atteignant parfois un mètre de profondeur (approximativement). En même temps, nous aurons à éviter les branches (et même les troncs) se trouvant sur notre passage. Quelle grossière erreur de ne pas avoir enfilé de bottes en matière synthétique constituées essentiellement de macromolécules ! Mais peu importe, c’est avec dextérité, bravoure, maîtrise absolue que nous parvenons à suivre le professionnel dans sa course folle. Nous gravissons avec brio les multiples pentes (d’au moins 80°), les innombrables bosses, trous et innommables difficultés. C’est durant une heure que nos sens auront été mis à rude épreuve. Nous ne connaîtrons ni le découragement ni la peur. Nous nous nourrirons de substances jouant un rôle d’hormone et de neurotransmetteur sécrétées par les nerfs végétatifs et surtout par la glande médullosurrénale (comprenez l’adrénaline). Nous sentirons une accélération de nos rythmes cardiaques, une augmentation de nos pressions artérielles, la dilatation de nos bronches et de nos pupilles, l’élévation de notre taux glycémique.

Nous seront repues et devenues des « QUADEUSES » ».

 

En fin d’après-midi, Vanessa, Sonia et Claire se sont courageusement jetées dans la piscine (profitant d’une éclaircie). L’eau était bonne, sans doute parce qu’il faisait froid dehors… Solenne et Stéphanie ont aussi sorti leurs maillots de bain mais pour aller au sauna…

 

Le soir venu, les « Débauchées », ont participé aux « jeux délirants » proposés par le beau Vincent. Premier jeu : crever les ballons de ses adversaires. Nos jeunes se sont montrées redoutables mais n’ont pas gagné la partie. Second jeu : la chaise musicale. Seule Vanessa s’y colle, éliminée par des petits teigneux. Le dernier jeu (cassé) est remplacé par vingt minutes de soirée dansante.

Ensuite, tout le monde se retrouve autour de la télévision du camp (au bar). Nous ne pouvions pas aller nous coucher sans savoir qui serait éliminé ce soir de l’émission « A la recherche de la nouvelle star » : c’est le moche qui a perdu, soulagement général et danse de la joie pour Sonia et Essi.

 

Totaux du jour :

Les « Disjonctées » : 20 points

Les « Débauchées » : 50 points

 

Vendredi 4 juillet :          

 

                                   

 

Matinée cheval sous la pluie pour Vanessa et Stéphanie, encouragées par tous les autres venus filmer et prendre des photos et dire bonjour au beau Arnaud (qui a un œil qui dit mer… à l’autre).

Patricia souhaite une dernière fois voir les nombreux commerces de Saulieu et emmène Claire, Alicia et Sonia faire les dernières emplettes.

 

L’après-midi, il faut déjà faire les bagages et un peu de ménage. Cindy, Pauline et Sandrine trouveront quand même le temps d’aller jusqu’au lac pour lui dire au revoir.

 

Le soir venu, nous participons à la soirée barbecue qui faute de pluie se fait dans le restaurant (pas très sauvage). Les « Débauchées » ont le cafard et ne veulent rien manger. Elles se sont fait toutes belles pour la dernière soirée dansante et l’attendent avec impatience.

 

Après le repas, nous participons toutes à l’émission « C’est mon choix » animée par une Patricia-Evelyne très en verve. Plus tôt dans la journée, nous avions filmé le désastre de nos looks dévastés par une semaine de vie sauvage. Après deux bonnes heures de ravalement de façade, nous nous sommes présentées à la soirée toutes pimpantes et rayonnantes des exploits accomplis au cours de cette semaine.

 

  

                                         

                            La transformation est spectaculaire !                                        

 Nous avons dansé jusqu’à la dernière note de musique et nous nous sommes couchées pour une dernière fois dans nos bivouacs respectifs (même si certaines ont insinué que Stéphanie n’avait pas rejoint son lit ce soir là, ce sont des mensonges).

 

                                         

   

Totaux du jour :

Les « Disjonctées » : 20 points

Les « Débauchées » : 20 points

 

 Samedi 5 juillet :

 Le grand départ. Monsieur Monseu est heureusement venu nous chercher et il nous a reconnu (nous n’avons donc pas trop maigri – zut).

La route du retour ressemble à celle du départ : des champs, des champs puis l’autoroute et enfin Marquette.

 Le temps semble peu à peu se remettre au beau depuis que l’on est rentré… (NDLR : il faut bien sûr préciser que cette année, l’été a été caniculaire partout en France sauf cette semaine-là !). Les conditions climatiques peu clémentes ont accompagné comme il se doit cette expédition au bout du monde qui voit sortir nos jeunes « Débauchées » en grands vainqueurs : 230 contre 170. Elles ont été parfaites tant sur le plan du comportement (sociabilité, enthousiasme, respect) que dans la prise en charge de leur enfant et d’elles-mêmes. La réussite de ce transfert leur revient à grande partie même si l’équipe des « Disjonctées » s’est démenée à 200% pour rendre ce séjour agréable !

   

LE BILAN DES OPERATIONS

 

Le choix des activités et la gestion du quotidien ont été réalisés en collaboration avec les jeunes. Parallèlement, quand elles ont su que nous avions un rapport à rédiger, elles ont cru que nous notions leurs moindres faits et gestes dans un « cahier de liaison » comme au foyer. Nous les avons donc invitées à participer à la rédaction de nos rapports quotidiens afin d’y consigner leurs impressions et pour qu’elles s’amusent autant que nous à raconter par écrit ce que nous avons vécu ensemble.

Dans ce contexte particulier, le partage des tâches était équitable et nous formions en fait une seule et même équipe, chacune pouvant participer aux activités qu’elle avait choisies. Nous avons eu la chance d’emmener des jeunes relativement autonomes qu’il n’était pas nécessaire de sans cesse surveiller ou conseiller sur leur manière de se comporter ou de s’occuper de leur enfant. C’est aussi pourquoi l’ambiance était si détendue et pourquoi l’équipe accompagnante n’a pas souhaité prendre ses deux jours de repos loin du groupe.

 

Les jours de repos

 

En effet, seule Solenne (qui a de la famille dans la région) a pris deux jours de repos consécutifs en dehors du camp (dimanche et lundi). Toutes les autres ont choisi une soirée, une après-midi (ou une matinée) et une journée de repos dans la semaine que nous nous sommes réparties comme suit (en fonction des besoins en terme d’accompagnement ou de garde d’enfants) : 

 

 

journée

demi-journée

soirée

Pauline

mercredi

vendredi

jeudi

Patricia

jeudi

mardi

lundi

Sandrine

mercredi

vendredi

lundi

Essi

mardi

jeudi

mercredi

Stéphanie

mercredi

mardi

jeudi

 

Il faut préciser que nous n’avons jamais eu besoin de nous lever la nuit pour veiller sur les enfants ou pour vérifier que les mamans étaient bien dans leur lit ! Nous étions bien sûr joignable à tout moment et l’ensemble était suffisamment mal insonorisé pour nous assurer que tout se passait bien dans les chambres voisines mais nous n’avons jamais été dérangées la nuit.

 

Nous avons généralement occupé notre temps libre au repos ou à des promenades sans avoir ni les jeunes ni les enfants à charge. En fait, la présence des jeunes n’était en rien une contrainte et faire des activités ou des sorties sans elles nous aurait semblé bien triste… 

 

 

Claire, Vanessa, Sonia et Cindy

 

 

Quatre filles supers qui gagnent à être connues !

 

Claire 

 

Nous la savions très agréable mais aussi très discrète sur sa vie privée et ses sentiments. Très à l’aise parmi un groupe d’adultes inconnus (en randonnée), Claire a particulièrement apprécié le directeur du centre qui l’a accompagnée toute la journée. En quête de reconnaissance affective, elle a trouvé en lui un père de substitution idéal et tout un groupe d’adultes qui lui a renvoyé une image très positive d’elle-même, une image qu’elle voudrait restaurer auprès de sa propre famille. En transfert, elle a appris à nous connaître et à nous faire confiance et de retour au foyer, elle a commencé à se confier davantage, à exprimer enfin ses peines, ses doutes et ses rancœurs.

 

Vanessa

 

Égale à elle-même, Vanessa nous a offert tout le panel de sa personnalité. Tantôt triste et tantôt gaie, elle s’est globalement montrée enthousiaste pour participer aux activités et en l’absence de vraie « copine » au camp, elle s’est mêlée facilement aux autres jeunes, jouant de son charme sans en abuser. Vanessa est celle qui a eu le plus de mal à nous confier sa fille lors des sorties sans les enfants. Elle a plus volontiers choisi les activités courtes ou proches de sa chambre qui lui permettaient de veiller sur sa fille.

 

Sonia

 

Toujours charmante et très présente sans être (trop) envahissante, Sonia met l’ambiance à elle toute seule. Elle a besoin de temps pour elle et ce transfert a été l’occasion pour Sonia de se décharger un peu de son fils tout en conservant des moments privilégiés de soins et de jeux avec lui. La fin des vacances approchant, elle a réalisé et a pu verbalisé ses craintes concernant l’avenir et la sortie de prison imminente de son ami. Très lucide par rapport aux difficultés à venir, elle a ainsi pu se préparer au mieux à son départ définitif du foyer.

Cindy

 

Nous la connaissions à peine car elle venait d’arriver au foyer une semaine avant le transfert. Nous avons découvert une jeune fille très agréable, toujours souriante, partante pour chaque activité mais aussi pour aider aux tâches ménagères ou à la garde des enfants, très attentive aux besoins de tous et surtout aux enfants. Elle n’a pas pu participer à toutes les activités, surtout les plus sportives car elle était enceinte mais ne s’en est jamais plaint. En fait, Cindy semble toujours satisfaite de ce que nous lui offrons et ces vacances lui ont été profitables. Elle a pris du poids, des couleurs et si elle n’a pas beaucoup parlé, elle a appris à nous connaître et nous faire confiance. De retour au foyer, elle a choisi deux personnes pour l’accompagner à son accouchement : Sandrine et Essi. Ce n’est pas un hasard. 

 

 

Conclusion

 

1)     Nous avons respecté le budget et les temps de repos imposés (à peu près).

2)     Nous ne déplorons aucune perte humaine.

3)     Tout le monde est ravi et prêt à repartir.

   

 

 

Les vacances dans le Morvan

Vues par Claire

   

Ce que j’ai le plus aimé lors des vacances, c’est la ballade en quad avec Sandrine, Pauline et Sonia. On s’est bien amusé, on a bien rigolé et on a bien flippé surtout quand le moniteur nous a fait monter une pente de fou.

J’ai bien aimé aussi les ballades à cheval même si les chevaux s’arrêtaient toutes les deux minutes pour manger.

J’ai apprécié aussi les randonnées, plus particulièrement celle avec le directeur du centre même si tout le monde se moquait de moi.

En ce qui concerne les soirées, on s’est trop bien amusé, même si la première était mieux que la deuxième car à la dernière soirée, après onze heures, il n’y avait plus personne. On s’est bien marré en voyant les éducatrices danser. Il y avait deux dragueuses parmi nous, Sonia et Vanessa qui n’ont pas arrêté d’inviter des garçons à danser.

On a aussi fait une ballade à vélo avec Pauline et Sonia, Sonia voulait faire le tour du lac mais Pauline n’a pas voulu car ça aurait pris trop de temps, ce qui fait qu’on n’a pas fait beaucoup de vélo.

Il y avait une bonne ambiance au centre. Les autres vacanciers ont du croire que l’on venait de l’asile car on allait à la piscine même quand il faisait dix degrés dans l’eau et qu’il pleuvait.

Si vous voulez connaître la région, demandez à Patricia car c’est la spécialiste des visites en tous genres et si vous voulez avoir des renseignements sur l’animateur d’équitation, demandez à Sandrine car elle avait une grosse touche avec lui.

Les animateurs étaient très cool là-bas, surtout Vincent le préféré de toutes, on a fait des activités délirantes avec lui (on s’attachait un ballon au pied et on devait éclater celui du voisin. Vincent, Sonia et moi, on a fait équipe ensemble mais pour finir on a perdu).

Une chose que je voudrais ajouter, c’est qu’au foyer, on dit tout le temps que les filles sont accrochées au téléphone mais les éducs elles peuvent parler car quand on sortait avec le Trafic, elles étaient toutes suspendues au téléphone ou toutes excitées car elles recevaient un message, alors maintenant faut arrêter de taquiner les filles car elles sont toujours au téléphone !

 

En conclusion, le transfert était bien mais le seul problème c’est que s’il y a un autre transfert, faut d’abord se renseigner s’il y a du réseau ou pas et faudrait qu’il y ait un peu plus de magasins !!!

 
ANNEXES

 

         Monsieur Fernand, notre voisin le plus proche…

 

…et Lucien le gardien du troupeau de vaches de l’enclos d’à côté.

 

 

      Alicia découvre les joies du portage à l’africaine. 

 

C’est nous !

 

        

Merci à toutes et tous.